Qui suis je ?

Photo : Lucas Deslangles – HandFacts

Gestionnaire du site : Marie LE MENN

Activités actuelles :

Chargée de mission tutorat sur l’utilisation de la formation à distance de l’Unité de la Scolarité de l’INSEP (élèves de plusieurs classes de 2nde générale, 1ère générale et STMG, Terminale S/ES/STMG, environ 10 sports différents).
Auto-entrepreneur
Consultante technique et scientifique pour certains groupes de travail de la Fédération Française de Handball.
Publications en lien avec le poste de gardien de but

Diplômes obtenus :

(2015) Licence de Psychologie
(2013) Master Expertise, Performance, Intervention (option Recherche en Psychologie du Sport)
(2011) Licence STAPS Education et Motricité
(2012) Maîtrise Enseignement de l’EPS
(2011) Certification Animateur de Handball

Secteurs d’activités :

Formation de cadres et de gardiens de but
Recherche scientifique
Enseignement secondaire
Suivi socio-professionel de sportifs de haut-niveau

Flashback de joueuse :

Mes débuts et ma formation ont eu lieu à Lesneven-Le Folgoët Handball (1998-2007), puis je suis allée à Landi-Lampaul de 2009 à 2010 pour son projet sportif, et j’ai terminé à Guiclan de 2010 à 2011 pour jouer en loisir. J’ai mis un terme à mon parcours de handballeuse à cause de problèmes de dos et pour me consacrer à mes études.
Dans mes souvenirs, je n’ai été spécifiquement encadrée dans ma pratique qu’en -18 national. J’ai apprécié cet encadrement, j’en étais demandeuse, et c’est parallèlement que je me suis spécialisée dans l’encadrement des gardiens de but. Je me souviens aussi avoir bénéficié de quelques exercices spécifiques de temps en temps en -16 ans et durant mes deux premières années de sénior, et je remercie mes entraîneurs d’en avoir eu l’initiative.

Pourquoi les buts ?

Mauvaise perdante depuis toujours, ultra compétitive, orgueilleuse, provocatrice, j’ai vu en ce poste la possibilité de jouer avec les nerfs de mes adversaires de manière plus forte que sur le champ. J’ai toujours été un peu solitaire, je n’ai jamais aimé faire comme tout le monde (je n’étais pas rebelle pour autant), mais j’aimais les sports collectifs et l’idée que l’action de chacun est un maillon important de la chaîne. J’ai donc vu, dans le poste de gardien de but, la possibilité d’avoir un rôle singulier dans un sport collectif. J’ai aussi très vite remarqué que le public était très réceptif aux belles parades donc j’ai voulu contribuer au spectacle.

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De petite taille, j’ai toujours eu du mal à dire que je voulais jouer dans les buts parce que cela suscitait parfois certaines moqueries. Il me fallut deux longues années d’ennui aux entraînement pour assumer pleinement le fait que je voulais vraiment jouer dans les buts. Je me souviens d’avoir été agacée lors d’un entraînement en -16 parce que j’encaissais beaucoup de buts en haut. Mon entraîneur de l’époque m’a remise à l’ordre en me disant « c’est pas nouveau que t’es petite, mais si tu l’assumes, tu vas peut-être réfléchir à des solutions pour faire avec ». Vexée, c’est à partir de ce moment que j’ai commencé à réfléchir à ma pratique, à tester des techniques et tactiques, et trouver des solutions pour que ce soit encore plus agaçant d’être en duel avec une petite gardienne et de perdre le duel. Le duel aux 6m contre le pivot était devenu un bonheur, je prenais de plus en plus plaisir à mener mes duels contre les ailières, et je m’inspirais des gardiens de football pour arrêter des tirs en haut quand une forêt de bras levés me masquait complètement la visibilité.

Flashback d’entraîneur :

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J’ai d’abord encadré en école de hand, et conserve d’excellents souvenirs du parcours de mes petits poussins blancs. J’ai également apprécié entraîner les équipes de -14, -16 et -17 que j’ai pu avoir, mais j’avais envie de me consacrer exclusivement à l’encadrement des gardiens de but. J’ai intégré le staff d’un collectif de -15 ans régional, et tout était réuni pour me permettre de m’épanouir. Parallèlement, j’intégrais le comité du Finistère de Handball et me chargeais de la formation des gardiennes de sélection. C’est sans aucun doute la meilleure expérience que j’ai pu avoir en tant qu’entraîneur, et elle a duré 5 ans. J’ai passé 2 saisons à la VGA Stella Saint-Maur (2018/2019 et 2019/2020), où j’ai découvert l’entraînement en séniors féminines (D2 et N2 avec montée en N1). L’année de la montée avec la N2 est assurément un de mes meilleurs souvenirs de coach. Pendant les vacances, j’encadre des séjours sportifs. Après avoir contribué aux Stages Joël Abati Stages Academy, j’ai démarré l’aventure des Stages Omeyer, où certaines rencontres m’ont déjà profondément marquée.
Aujourd’hui, j’avance en élargissant mon activité à la formation de cadres, et fais partie de certains groupes de travail à la Fédération Française de Handball (plutôt pour la filière féminine). Mon parcours universitaire a une grande importance dans la construction de mon parcours d’entraîneur. En STAPS, j’ai énormément appris sur les techniques d’intervention, sur la pédagogie et la didactique. De fait, ma recette actuelle pour animer une séance, pratique ou théorique, est assurément un mélange d’ingrédients fédéraux, universitaires, saupoudrés de souvenirs de handballeuse et d’un caractère bien trempé. Même si je suis amoureuse de la compétition, la formation de la relève est ce qui m’importe et me motive le plus au quotidien.

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Un conseil à donner ?

Que vous soyez entraîneur ou joueur, c’est en réfléchissant systématiquement à ce que vous ferez et au pourquoi vous avez réussi ou échoué, que vous commencerez à progresser.