Coup franc direct

Pour éviter un final malheureux sur un coup franc, il est important de rester lucide et de bien savoir analyser les caractéristiques du tireur ou de la tireuse adverse…

Un coup franc direct n’est pas facile à arrêter malgré les 2 rideaux défensifs. Ces tirs ne sont pas systématiquement arrêtés par le mur ou le gardien de but, et ce n’est pas au GB de porter sur ses épaules le fardeau de cet échec collectif. Face à 2 rideaux défensifs, seuls de très bons tireurs sont capables de marquer, si le mur possède une faille dans sa construction.

Quelques précisions :
Bien que la hauteur du mur puisse être irrégulière, le gardien ne peut pas voir grand chose derrière. Les tireurs ont les bras levés et cachent la visibilité dont il a besoin pour voir le bras du tireur. C’est pourquoi il se place généralement au centre du but, tout en programmant une intention d’agir à droite ou à gauche selon les caractéristiques de son mur.
Un bon tireur va chercher la trajectoire la plus facile. S’il est plus grand que le joueur qui se trouve sur cette trajectoire, il peut tenter cette trajectoire de tir. S’il est plus petit que je défenseur, il va chercher à le contourner pour passer par dessus un joueur plus petit.

Apprendre à simuler les possibilités de tir qu’a le tireur et leur conséquence (but ou arrêt probable) est très important tôt dans la formation. En premier lieu, il faut réussir à identifier si le tireur est droitier ou gaucher, et s’il a un grand ou un petit devant lui. En fonction de cette association, on peut savoir si un tir à trajectoire franche est réalisable pour le tireur ou pas. Si ce n’est pas le cas, il faut s’attendre à un contournement du « pic » de la part du tireur, et donc être capable d’identifier quelle partie du mur est la plus basse, pour enfin affiner son pronostic « premier ou deuxième poteau ? ».

A l’entraînement, vous pouvez mettre en place des séries de coups francs directs (plus ou moins excentrés).

Plus précisément, vous pouvez :

– Pour faire réfléchir le tireur : Positionner vous-mêmes les contreurs dans le mur, et demander au tireur d’analyser les trajectoires possibles et intéressantes pour lui.
– Pour faire réfléchir les défenseurs et le GB : Demander aux contreurs de donner les caractéristiques morphologiques du tireur (grand, droitier ou gaucher…) à voix-haute pour que le gardien qui ne voit rien les entende. Ensuite, vous pouvez demander aux défenseurs de se positionner de sorte à bloquer la trajectoire franche, et demander enfin au gardien de but quelles sont les trajectoires de contournement du « pic du mur » que le tireur risque de faire.

Et surtout… surtout… sauter n’est pas une option pour les défenseurs, mais un DEVOIR qu’il est bon de rappeler en match, quitte à avoir une extinction de voix après (pour les coachs) ou une partie de la figure rouge (pour les contreurs) 😉

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